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Je confie mes vêtements : un annuaire de dépôt-vente qui qualifie la demande

Nouveau site en production : jeconfiemesvetements.fr met en relation des particuliers qui veulent vendre leurs vêtements sans s'en occuper avec des vendeurs professionnels de dépôt-vente. Première ligne de code le 19 septembre, en production le soir même, puis une semaine d'itérations guidées par les premières demandes réelles. Voici les choix qui comptent — côté produit comme côté technique.

Le problème à résoudre

La demande existe : des placards pleins et des gens qui n'ont ni le temps ni l'envie de photographier, rédiger, répondre et expédier. L'offre existe aussi : des vendeurs professionnels qui prennent des lots en dépôt et reversent une part une fois la pièce vendue. Ce qui manquait, c'est une mise en relation qui ne fasse perdre de temps à aucun des deux — ni au vendeur qui rappelle dans le vide, ni à la déposante dont le lot ne correspond à personne.

Une demande qualifiée, transmise à un seul vendeur

Le formulaire prend cinq minutes, et c'est voulu : familles de vêtements, marques, volume, état, photos facultatives, envoi par colis ou dépôt en main propre. Cette friction fait le tri d'elle-même — quelqu'un qui décrit son lot est quelqu'un qui décroche. La demande passe ensuite un filtre dur (le vendeur prend-il ce type de marchandise ? accepte-t-il les colis si la déposante est loin ? n'est-il pas déjà saturé ?), puis un score de réactivité, la distance ne servant qu'à départager. Elle part chez un seul vendeur à la fois, qui a 72 heures pour répondre par un lien signé, sans compte à créer. Un refus motivé la fait repartir chez le suivant ; un silence aussi, après relance.

Les coordonnées de la déposante ne sont révélées qu'à l'acceptation. Le lot (marques, volume, état, photos, ville) suffit pour décider : c'est de la minimisation au sens du RGPD, et la seule façon d'empêcher qu'on se constitue un fichier de contacts sans jamais accepter un lot.

Un classement qui se gagne en répondant

Les critères de classement des vendeurs sont publiés sur le site. Ils reposent sur le délai de première réponse et la part de demandes répondues sous 72 heures — jamais sur le taux d'acceptation. Classer sur l'acceptation récompenserait le vendeur qui prend tout, fast fashion comprise, c'est-à-dire l'inverse de ce qui fait la qualité du service. Un refus rapide et motivé est un bon service ; ce qui nuit à la déposante, c'est le silence. Un vendeur qui vient d'arriver reçoit un score neutre le temps de faire ses preuves, et le référencement est gratuit, sans commission ni exclusivité : on monte dans le classement en répondant, pas en payant.

Les choix techniques

  • Rendu serveur, jamais une application monopage. FastAPI, PostgreSQL et des gabarits Jinja2 : le référencement est le produit, donc aucune donnée visible par un moteur de recherche ne dépend de JavaScript.
  • Aucun traceur. Pas de cookie hormis les sessions du back-office et de l'espace vendeur, une mesure d'audience sans cookie, et l'origine de chaque demande (campagne, référent) lue à l'affichage du formulaire — de quoi savoir quel canal produit des demandes sans suivre personne.
  • Des données personnelles traitées comme telles. Photos stockées hors de la racine web sous un nom aléatoire et purgées automatiquement, e-mail collecté pour la mise en relation et rien d'autre (l'opt-in marketing est une case distincte, jamais pré-cochée), suppression et anonymisation depuis l'administration.
  • Un passage automatique toutes les 30 minutes pour les relances à 48 heures, les expirations à 72 heures et le re-routage — le silence est constaté par le système, pas subi par la déposante.
  • Plus de 500 contrôles automatisés avant chaque déploiement, e-mails transactionnels authentifiés (DKIM), sauvegardes quotidiennes copiées sur un second serveur, HTTPS unique sur les quatre noms de domaine.

Ce que ça dit de notre façon de travailler

Environ quatre cinquièmes des briques venaient de nos autres produits : vitrine en rendu serveur, blog publié par date, back-office, envoi d'e-mails, mesure d'audience. Le cinquième restant — le formulaire qualifiant, l'attribution, le classement — est ce qui fait le produit, et c'est là que le temps a été passé. Ensuite on mesure : d'où viennent les demandes, quels vendeurs répondent, où ça coince — et on corrige sur des données réelles, pas sur des hypothèses. C'est la même méthode que pour Fripilot et FriShot, dont les vendeurs référencés sont d'ailleurs les premiers utilisateurs.

Le site est ouvert : jeconfiemesvetements.fr.

Un service de mise en relation, un annuaire, un formulaire métier ?

Nous concevons ce type d'outil de bout en bout : parcours, données, hébergement, mesure.

contact@sunhat.fr